Les Frigos en travaux
DOCUMENT


La renaissance des frigos et la mutation de ce bâtiment industriel à l'abandon en site de création et de production ont été menées par les locataires eux-mêmes, souvent de leurs mains, toujours à leurs frais...


État des lieux à l’arrivée des premiers locataires, surfaces louées en l’état :

-Aucune séparation entre les locaux.
-Aucune fenêtre.
-Aucune arrivée ni évacuation d’eau.
-Aucune installation électrique.
-Aucun monte-charge ne distribuait tous les étages.
-Aucun éclairage dans les accès et circulations

L’abandon prolongé de cet immeuble avait accumulé au fil des années des tonnes de détritus.

Les installations frigorifiques lourdes et volumineuses encombraient encore une grande partie des volumes.

L’état général intérieur et extérieur de l’immeuble montrait un oubli prolongé de travaux d’entretien (toiture, gouttières, façades, auvent, circulations)

Travaux effectués par l’ensemble des locataires à leur charge.

-Déblaiement des détritus et gravats
-Purge et démontage des installations frigorifiques
-Construction des murs de séparation des locaux
-Ouverture de fenêtres dans chaque local et portes dans certains
-Installation d’arrivée et d’évacuation d’eau
-Tirage de lignes et installation de compteurs électriques
-Remise en état, ragréage des planchers, plafonds et murs.

+ Travaux d’aménagement interne à chaque local et installations spécifiques liées à chaque activité : cloisons, eau, électricité, sanitaires, chauffage pour certains, peinture, téléphone et équipements divers.

Travaux payés par les seuls locataires :

-Achat de fournitures et matériaux et factures d’entreprises extérieures estimés à l’époque à 10 millions de francs

- « Investissement – temps » des locataires dans les travaux (6 mois en moyenne) estimé à l’époque à 8 millions de francs.

Jusqu'à sa revente où elles ont empoché sans ciller la plus value ainsi apportée, SNCF et RFF n'ont apporté au bâtiment qu'un entretien en dessous du minimum.
Une remise sur le prix, correspondant au montant des travaux de mise aux normes des parties communes, jamais effectués, a été consentie.

Malgré cela, la ville n’assure pas plus que la S.N.C.F ses devoirs de propriétaire et le bâtiment continue à se dégrader lentement.


DOCUMENTS :

© Paëlla Chimicos


en 86: implantation des "Ateliers Stéphane Gerard" dans l'Aile Nord des Frigos. Parmis leurs travaux réalisés: extraction du moteur général des Frigos (le gros lot, 60 tonnes d'acier inclus de calcaire!) et couverture du condensateur du meme moteur.

© Stéphane Gerard



© Jean-Michel Frouin