L'îlot M1D
(Voir aussi historique et les Frigos avant nous)

L'îlot M1D se situe au sud des frigos sur le terrain mitoyen.

Il appartient à la  SEMAPA (Société d'économie mixte chargée de concevoir et de planifier les projets de Paris Rive Gauche).

APLD soutenue par d'autres associations de quartier s'oppose depuis longtemps à tous les  projets avancés par la Municipalité : trop hauts, trop près, ne mettant pas en valeur l'architecture du bâtiment -pourtant construit en 1920- mais l'enclavant, l'étouffant. Un projet architectural au sud des Frigos implique des contraintes de volumétrie et d'ouverture des façades : la lumière, outil de travail pour les artistes et créateurs, doit pouvoir circuler et le Frigo être vu dans son ensemble.

L'aménagement de la parcelle M1D demande à l'aménageur un grand courage : celui de sortir du rouage de la volumétrie imposée sur l'ensemble de la ZAC.

APLD défend un projet alternatif pour l’îlot M1D : outre la restitution des 4000 m2, la construction d’un immeuble de locaux destinés à des PME/PMI d’activité en corrélation avec les frigos et pourquoi pas l’université.
Il est en effet possible d’obtenir de nombreuses aides de différents organismes (état, région, chambre des métiers...) afin d’en diminuer le coût de construction. Notre association l’a prouvé puisque sur ses conseils, la SEMAPA a pu recevoir 457 000 euros d’aide pour la construction de 950 m2 de locaux pour PME/PMI d’activité sur cette parcelle.
D’autre part cette rentabilité en est sans cesse renouvelable, ce qui n’est pas le cas de la vente de droit à construire, à court terme certes plus « juteuse », mais ponctuelle.
Sans parler d’utilité sociale et collective.

Enfin, en terme d'image, créer un site à l'échelle de la ville englobant les Frigos et de nouveaux édifices accueillant de nouveaux ateliers et des activités spécifiques serait positif pour la ville de Paris.

Des étudiants d'architecture européens contactent régulièrement notre association parce qu'ils travaillent sur le sujet "M1D"… Preuve que ce terrain placé entre la Grande Bibliothèque et les Grands Moulins, trait d'union entre un quartier neuf et un élément pouvant prétendre à être classé "patrimoine industriel", mérite qu'on s'y attarde, qu'on s'y attache.

Le terrain M1D vu d'un atelier 

Proposition d’un contre-projet qui permettrait de rétablir à Paris un site de création et de production tel qu’il existait sous une autre forme avant les destructions des années 90. Ce site comprendrait le bâtiment actuel des Frigos et, côté sud sur la parcelle M1D, de nouveaux ateliers d’artistes et d’artisans construits autour d’un espace public. La surface de ces ateliers compenserait celle perdue lors de la destruction de la « maison Rouge » et «  Mitjavile » que des politiques se sont engagés à restituer avant d'être élus. Pourraient s'ajouter à ces 4000 m2 restitués de nouveaux ateliers réserves à des PME-PMI d'activité ou bien des locaux dont la destination seraient en relation avec cette idée de "site". L'ensemble induirait des interférences  entre les diverses activités locales, avec des conséquences sociales et économiques positives et durables pour le quartier, pour la ville.

Réunion de travail du 12 janvier 2005 au cours de laquelle APLD91 à présenté son projet alternatif.

LISTE DES PARTICIPANTS
VILLE DE PARIS

Cabinet J.P. CAFFET

 

Denis ALKAN

Cabinet S. BLISKO

 

Francis COMBROUZE, Marie-Eugénia MIGNOT

Direction de l’Urbanisme

 

Ioannis VALOUGEORGIS

Direction du Logement et de l’Habitat

 

M. VILLIOT

Direction des Affaires culturelles

 

M. TRIAIL

Dir. Développement  Economique et Emploi

 

M. SCIOSBERG

Dir. Parc Jardins Espaces Verts

 

Mmes FRISON, JANIN

Direction Jeunesse et Sports

 

Anneli DUCHATEL

SEMAPA

Directeur Général

 

Michel DRESCH

Directrice Générale adjointe

Elisabeth ANTONINI

Directrice Déléguée chargée de la communication

Nathalie GRAND

Directrice de la Programmation & de l’Urbanisme

Elisabeth DUFLOS

Directeur Délégué

Gilles de MONT-MARIN

Direction Programmation & Urbanisme

Ludovic VION

AUTRES INSTITUTIONS

Directeur Général du Groupe ARC

 

Jean RIZET

Architecte

 

Pierre CHARBONNIER

Paysagiste

 

Madame JOUAUD

PERSONNALITES EXTERIEURES

Garant de la concertation

 

Gilbert CARRERE

Personnes qualifiées

 

Francis BEAUCIRE, M. LOYER

BUREAU DES ASSOCIATIONS
Chargé de mission   Olivier SUDREAU
REPRESENTANTS DES ASSOCIATIONS

SOS Paris XIIIème

 

Odile STASSINET

ADA 13

 

Ginette TRETON, Agnès PLANCHAIS

Plate-forme des comités parisiens d'habitants

 

Représentée par Ginette TRETON

Espace 13

 

Thierry CATELAN

TAM-TAM

 

Monsieur BERTON, M MARCEL

Odyssée Lutèce

 

Jean Georges CEP

Paris Banlieue Environnement

 

Witold MARKIEWICZ

Locataires Fulton, Bellièvre, Flamand

 

Dominique MACAIGNE

Association des usagers des transports

Absent

Jacques STAMBOULI

L’Ecologie pour Paris

Absent

Marie-Hélène LAURENT

Droits des piétons

Absente

Sylviane AUTEBERT

Locataires du 91 quai de la Gare

 

Jacques LIMOUSIN 

APLD 91

 

M. GUILLAUME, M. BOULICAUT, M. LEONARD

APARIS 13

 

MME LAVALLEE

Vivre le nouveau XII

Absent

JM PHILIPPON

13O’QUAI

Absent

F. LEBEAUPIN

Assoc. Acteurs Economiques PRG

Absent

M CLUZEL

CONSEILS DE QUARTIER

Conseil de quartier n° 8

 

Claude PAQUET

Conseil de quartier n° 4

Absent

Emmanuel LEGUY

Conseil de quartier n° 7

 

Claude AZZOLA


Ordre du jour de la séance du groupe de travail

I. LOT M1F1
1. Présentation du permis de construire
II. LOTS M1E1 et M1D2
1. Etat actuel des études SEMAPA
2. « projet alternatif » élaboré par l’association APLD 91
3. Débat

La séance du groupe de travail est ouverte à 17 heures 40.

I. LOTS M1F1
débat à consulter sur le site de la semapa


II. LOTS M1E1 et M1D2

Ioannis VALOUGEORGIS rappelle que deux projets ont été élaborés sur ce site (à proximité des Frigos) il y a environ deux ans. Les associations des Frigos ont contesté ces projets.

L’objectif de cette réunion est de définir, suite à la présentation des études SEMAPA et du projet alternatif de l’APLD 91, la programmation globale en s’inscrivant dans la logique de la délibération du Conseil de Paris de septembre 2003. Celui-ci s’est engagé, en particulier, sur la réalisation de 4 000 mètres carrés de locaux de production à proximité des frigos. Les moyens de la Ville pour mettre en œuvre ce programme seront également étudiés avant de fixer un calendrier de travail pour ce projet global.

1. Etat actuel des études SEMAPA

Lot M1E1

Gilles de MONTMARIN explique que les lots concernés sont situés de part et d’autre de la parcelle des Frigos. Initialement, un programme d’accession sociale à la propriété par l’OPAC de la Ville de Paris devait initialement être réalisé. Ce projet a été abandonné et la SEMAPA a proposé, en substitution, un programme plus complexe intégrant équipement et ateliers d’artistes. A l’époque, ces ateliers devaient comprendre une partie ateliers-logements afin de bénéficier de subventions et de faire accéder les locataires au bénéfice de l’APL. Edith Girard, architecte chargée d’une étude de faisabilité, avait donc prévu des lieux de production avec un minimum d’équipement en cuisine et sanitaire, ce programme étant complété par des ateliers associés à des studios, un centre d’animation pour la jeunesse et un local à rez-de-chaussée pouvant être dédié à une galerie d’exposition. A l’articulation de ces volumes, le projet d’Edith Girard prévoyait des parties semi-ouvertes offrant des lieux d’exposition.

Le programme représentait 4 270 mètres carrés environ dont :

• 2 875 m2 d’ateliers ;
• 920 m2 de centre d’animation ;
• 210 m2 de locaux commerciaux ;
• 265 m2 d’espace d’exposition.

Le programme doit aujourd’hui être modifié car la Ville ne finance plus d’atelier logement. De ce fait, il a été imaginé de disposer, dans le même volume, d’un double programme de logements et d’ateliers. Ceci permettrait de créer entre 15 et 25 ateliers d’une moyenne de 80 mètres carrés sur les cinq premiers niveaux du bâtiment.

Ioannis VALOUGEORGIS insiste sur l’élément important de cette présentation : la Ville ne finance plus que de l’atelier pur, ce qui a des conséquences importantes sur la programmation.

M. VILLIOT confirme le choix de financer soit de lieux de production, soit de logements. Celui-ci répond à un souci de financement et au souhait qu’une rotation plus importante soit enregistrée sur les ateliers.

M. TRIAIL indique ne pas être certain que cette position soit complètement arrêtée. Des programmes d’ateliers-logements continuent à être livrés car engagés avant cette décision, et 90 % des demandes des artistes concernent des espaces de cette nature. Il est, cependant, certain qu’un effort a été porté sur les ateliers sans logement.

M. VILLIOT souligne que certains ateliers-logements ont été financés récemment car les dossiers étaient constitués depuis un an. Les nouveaux projets correspondront à des logements ou à des ateliers.

Lot M1D

Elisabeth DUFLOS rappelle les dispositions du projet étudié par Patrick BERGER. Celui-ci accueillait un programme mixte avec des ateliers d’artiste et une salle de spectacle dans le socle et au-dessus à rez de rues deux immeubles implantés de part et d’autre d’une placette et abritant des activités de PME et des commerces de proximité en rez-de-chaussée. Par ailleurs l’immeuble a été étudié dans le cadre d’une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale).Ce projet a fait l’objet de nombreuses concertations, l’avant-projet de Monsieur Berger remontant à juillet 2001. Les différentes associations ont demandé, dans un premier temps, de réduire la volumétrie des immeubles, ce qui a été fait dans la mesure du possible. Outre ces modifications, un recul du socle par rapport à la façade des Frigos a été étudié. Enfin, les demandes des associations ont porté sur le retraitement de certaines ouvertures de l’immeuble du Frigo.

2. « Projet alternatif » élaboré par l’association APLD 91

Monsieur LEONARD effectue un bref rappel historique. L’APLD s’est battu pour la restitution de 4 000 mètres carrés de locaux et du site tel qu’il fonctionnait par le passé. Cette notion de site, ensemble homogène permettant de créer un lien et une synergie, est très importante et l’association l’a toujours défendue sans ambiguïté. Pour l’immeuble de Capital et Continental (M1A) un recours a permis de gagner une rue privée située entre les deux bâtiments. Par la suite, la nouvelle municipalité a proposé de restituer les 4 000 mètres carrés de locaux, proposition acceptée peut-être trop rapidement par le bureau de l’APLD. L’étude d’Edith Girard, puis celle de l’immeuble Berger, ont été présentées. L’association a immédiatement perçu le danger que représentait cette dernière et s’y est fermement opposée.

Elisabeth DUFLOS souligne que la maquette présentée par l’association est fausse, que la volumétrie ne correspond pas au projet de P. BERGER.

Monsieur LEONARD explique que le projet présenté ne constitue pas un travail d’architecte. L’APLD propose d’envisager la construction d’un autre volume qui respecterait le site. Celui-ci offrirait une ouverture cohérente et un espace de 10 000 à 12 000 m? permettant la restitution des 4 000 mètres carrés de locaux de production. Il conserverait l’espace pour les jeunes ainsi qu’une activité de PME/PMI. L’immeuble d’Edith Girard pourrait, dans ce cadre, n’accueillir que du logement.
Monsieur BOULICAUT rappelle que cette présentation ne porte pas sur un projet d’architecte. Il s’agit d’une réflexion témoignant de la nécessité de réétudier complètement le dossier. Ce nouvel examen permettrait la reconstitution d’un site, certes déplacé, mais cohérent, ouvert sur la ville et disposant d’accès adéquats.

3. Débat

Michel DRESCH propose d’offrir une première réaction à ce projet. L’association semble attachée à ce que tout ou partie des ateliers soit situé dans l’immeuble Berger alors que la SEMAPA proposait, jusqu’à présent, de localiser ceux-ci dans l’immeuble Girard. Il existe, sur ce point, une possibilité de discussion. En effet, le plan à long terme de l’opération ainsi que ses contraintes d’équilibre économique et financier conduisent à prévoir la réalisation d’un immeuble de bureaux pour PME/PMI et activités d’une surface de 13 000 m2. La SEMAPA pense pouvoir installer, dans cet édifice, des surfaces substantielles d’ateliers, de l’ordre de 2 000 m?. Cette piste permettrait de créer un espace commun mieux affirmé entre les Frigos et l’immeuble « Berger ».

Monsieur GUILLAUME précise la demande de l’APLD 91. L’association ne réclame pas des mètres carrés supplémentaires, mais un programme cohérent qui évite l’étouffement engendré par le projet initial.

Monsieur LEONARD conclut que la SEMAPA continue de baser sa réflexion sur le volume de l’immeuble « Berger ».

Michel DRESCH précise qu’il ne parle que de programmation. Il semble possible de réaliser des mètres carrés d’atelier dans l’immeuble « Berger ». Le projet d’Edith Girard rencontre des difficultés liées à l’absence de financement d’ateliers logements. Cet immeuble accueillerait donc des ateliers purs, subventionnés par la Ville, le solde étant réalisé en logements sociaux.

Monsieur POULICAUT souhaite savoir si, dans ce cadre, la SEMAPA conçoit de réviser fondamentalement la conception et la volumétrie du projet « Berger ».

Michel DRESCH indique que ce projet n’est pas intangible. Cependant, il n’est pas abandonné et doit être considéré, aujourd’hui, comme une base de discussion.

Odile STASSINET estime, cependant, regrettable que le cahier des charges soumis à P. Berger n’ait pas intégré les souhaits des occupants des Frigos. Il faudrait désormais clarifier ces points afin que le projet corresponde, au maximum, à leurs désirs.

Ioannis VALOUGEORGIS juge nécessaire de définir, en premier lieu, la programmation, par la suite la localisation des différents programmes et enfin la forme urbaine. L'objectif de la réunion d'aujourd'hui est de fixer les grandes lignes de la programmation.

Michel DRESCH rappelle, dans ce cadre, que la programmation financière de la SEMAPA est établie sur 15 ans, celle-ci ayant l’obligation de respecter certains équilibres financiers. La programmation doit donc permettre de réaliser des ventes de charges foncières importantes.

Ioannis VALOUGEORGIS précise ce point. Le projet global du site devrait pouvoir intégrer, d'une part, les activités permettant de respecter le bilan économique de la ZAC, et, d'autre part, les ateliers prévus. Cependant, la DAC indique clairement qu’il n’existe pas aujourd’hui de financement pour réaliser la totalité des 4 000 m? souhaités. Il en résulte qu'une cohabitation entre locaux d'activités et de production s'impose.

Monsieur LEONARD objecte que la région propose des financements.

Ioannis VALOUGEORGIS précise que ces financements ne sont qu’accessoires et qu’ils ne répondent pas nécessairement à ce type de produit.

Monsieur LEONARD estime que l’affirmation de la SEMAPA sur le fait que les ateliers d’artiste ne rapportent rien est fausse : l’étude de rentabilité réalisée sur les Frigos fait apparaître des bénéfices pour la Ville. Il est désormais nécessaire de répondre à la demande réelle des associations. Celles-ci ne se battent pas, depuis quinze ans, pour obtenir des mètres carrés supplémentaires sur l’immeuble « Berger ».

Monsieur LIMOUSIN rappelle que la Municipalité veut inverser la tendance à l’éloignement des activités PME/PMI de Paris. Ce projet constitue un bon moyen de répondre à cette demande qui est également celle des associations.

Francis COMBROUZE indique que la volonté de créer 4 000 mètres carrés de locaux de production culturelle a été clairement affichée par les élus. Le problème porte désormais sur la localisation, le calendrier et le financement de l’opération. Monsieur Dresch a confirmé l’objectif concernant les ateliers, mais, dans le même temps, le financement des ateliers-logements n’est plus assuré. Enfin, les propos portant sur le retour des PME/PMI dans la ville sont exacts. Compte tenu de l’ensemble de ces constats, l’intervention de Monsieur Dresch ne peut être plus ouverte.

Monsieur BOULICAUT souligne que les revendications des Frigos ne sont pas strictement culturelles. L’association défend la mixité des activités du site, sous réserve que celles-ci ne soient pas de bureaux. Elle souligne que, même si un atelier est moins rentable qu’une compagnie d’assurance, tout prouve que les investissements ne sont pas réalisés à perte.

Michel DRESCH souhaite mener une discussion programmatique approfondie. Dans les délibérations précédentes, il était fortement question d’ateliers de création. Or, les associations évoquent aujourd’hui des activités artisanales. Il est donc nécessaire qu’elles précisent clairement leurs souhaits dans ce domaine.

Monsieur LIMOUSIN souligne que plusieurs courriers, adressés à Monsieur CAFFET, clarifiaient ces points. Les associations sont favorables à la mixité des activités de production sur le site. Mais, les bureaux ne sont pas souhaitables.

Claude PAQUET en déduit que l’ensemble de la programmation du projet doit être revu.

Michel DRESCH explique qu’il faut préciser la programmation, puis étudier la localisation et, enfin, évoquer les formes urbaines.

Dans ce cadre, Monsieur BOULICAUT estime logique d’examiner corrélativement les immeubles Girard et Berger. Les Frigos doivent également être intégrés à la réflexion.

Michel DRESCH est en accord sur ce point.

Ioannis VALOUGEORGIS souhaite avoir de la part des associations des précisions sur les caractéristiques des locaux de production attendus.

Selon Monsieur BOULICAUT, ces locaux doivent être réalisés dans un état assez brut car leurs utilisateurs seront les mieux placés pour les aménager. En revanche, il est nécessaire de prévoir la desserte de ces zones dans la conception de l’immeuble.

Ioannis VALOUGEORGIS souhaite savoir si ce type de locaux peut être associé à un programme d’activités de bureaux.

Pour Monsieur BOULICAUT, ce n’est pas exclu. Il ajoute même que la mixité est très chère à l’association qui la défend avec beaucoup de cœur.

Monsieur LIMOUSIN souligne, cependant, que les échanges seront certainement moins importants entre les artistes et les personnels de bureaux qu’entre un créateur travaillant sur des composites et un artisan métallier.

Ioannis VALOUGEORGIS en conclut que cette mixité est possible.

Monsieur LEONARD précise que l’association n’est opposée à rien dans ce domaine : elle est simplement contre le projet Berger et pour la restitution du site.

EliSabeth DUFLOS souhaite savoir si l’association accepte des commerces en bordure des rues.

Monsieur BOULICAUT acquiesce.

Monsieur AZZOLA, représentant des habitants du quartier Masséna et membre du bureau d’animation du Conseil de Quartier Patay-Masséna, évoque deux préoccupations sous-jacentes à celles qui ont été abordées. D’une part, le dossier de la végétalisation pose problème, aucun arbre n’étant planté dans le quartier. L’esprit d’origine du cahier des charges prévoit, certes, un système de plantations longitudinal et la végétalisation des terrasses des immeubles. Cependant, la réalité est souvent moins riche en végétation que les projets présentés et les riverains se soucient du manque de points verts dans le quartier. Si l’étude est reprise, il sera nécessaire d’en tenir compte. D’autre part, des problèmes de stationnement sont rencontrés actuellement et les Frigos ont fermé leur parking. La création d’activités PME/PMI est envisagée alors qu’aucun stationnement n’est prévu. Au cours du réexamen du dossier Berger, ce point devra donc également être étudié. Dans le cas contraire, la situation risque d’aboutir à une impasse, d’autant plus que les habitants, qui ne demandent qu’à développer des relations avec les occupants du Frigo, commencent à pointer ceux-ci et leur tendance à s’enfermer.

Monsieur BOULICAUT indique prendre en compte ces remarques. Les problèmes de stationnement rencontrés sont engendrés par les entreprises qui réalisent les travaux. Quant au sentiment de fermeture, l’association formule bien le souhait d’un site homogène, ouvert sur l’extérieur et disposant d’une infrastructure adéquate, notamment au niveau des stationnements et des zones de livraison. Le programme doit être conçu, dans sa globalité, pour faire vivre, enrichir et ne pas déranger le quartier. Peu d’endroits dans Paris offrent la liberté d’intervenir aussi fondamentalement sur cette problématique.

EliSabeth DUFLOS précise, en matière de végétalisation, que le projet urbain avait prévu des rues intérieures étroites, voulues comme des rues de quartier, qui ne permettent pas la plantation d’arbres d’alignement. La végétalisation repose donc sur la plantation des parcelles privées. La SEMAPA est intervenue auprès de tous les maîtres d’ouvrage sur ce point. En particulier, certains arbres, trop petits lors de leur plantation, ont été changés. Dans quelques années, la frondaison devrait être visible de l’espace public. La végétalisation des terrasses nécessite également quelque temps.

Selon Monsieur AZZOLA, rien n’empêche de déplacer le carré vert de l’arrière de l’immeuble Girard à une zone située devant l’édifice.

EliSabeth DUFLOS précise que cet espace sert à ouvrir des vues derrière l’immeuble. La disposition volumétrique entre les espaces construits et non construits n’est pas due au hasard. Elle a été très étudiée. Par ailleurs, le projet global s’organise autour d’une zone centrale très végétalisée avec la volonté que les habitants se situent toujours à moins de quelques centaines de mètres d’un espace vert.

Ioannis VALOUGEORGIS indique, cependant, que la problématique de la végétalisation sera intégrée à la réflexion sur le site des Frigos et sur ses environs. Sur le débat central, il semble souhaitable d’étudier, lors de la prochaine réunion, quelques esquisses alternatives qui intègrent la préoccupation des associations et la faisabilité économique de l’ensemble. Par ailleurs, la Direction de l’Urbanisme se rapprochera, de nouveau, de la Région pour chercher des sources de financement et invite les associations à lui transmettre des éléments qui sont à leur disposition  dans ce domaine.

Monsieur LEONARD confirme que la notion de site est primordiale.

Ioannis VALOUGEORGIS acquiesce. Les trois parcelles doivent fonctionner en synergie. Le travail sera mené dans ce sens et les formes urbaines proposées par les projets Berger et Girard ne doivent pas être des obstacles. Il souhaite savoir si cette approche convient aux associations.

Monsieur BOULICAUT répond par l’affirmative.

Ioannis VALOUGEORGIS ajoute que ces éléments nouveaux conduiront à revoir la programmation et les deux immeubles. A ce titre, le projet alternatif de l’APLD offre un aspect intéressant : la liaison directe entre les Frigos et le futur bâtiment par un espace en forme de place dont il convient de voir le statut ou du moins étudier son ouverture au public. Cette liaison peut constituer un des éléments d’orientation du projet.

Francis COMBROUZE souhaite connaître l’avancée des négociations sur la convention d’occupation et les baux des Frigos.

Monsieur BOULICAUT lui répond qu’elle sera terminée lorsque la proposition faite ne se bornera pas à une convention d’occupation du domaine public pour une durée de trois ans, résiliable à tout moment. Ceci est effectivement bien trop fragile. Il convient donc de poser cette question aux interlocuteurs de l’association.

Marie-Eugénia MIGNOT précise que, lors de la réunion du mois décembre, il a été demandé aux associations de proposer une durée plus longue. La situation n’est donc pas bloquée.

La séance du groupe de travail est levée à 20 heures 45.



Historique chronologique (décroissant) des projets présentés pour ce terrain par la SEMAPA et des courriers et textes correspondants:
Projet de l'architecte Francis Soler avancé par la SEMAPA le 11 Juillet 2006 lors d'une réunion de concertation.
Projet de FRANCIS SOLER pour la parcelle M1D
 
Seraient construits 7500 m2 de bureaux, 350 m2 de commerces, ainsi que 4000 m2 d'ateliers de création et de production * et 950 m2 de PME-PMI d'activité obtenus par APLD91 (les surfaces des sous-sols ne sont pas mentionnées). Si la nouvelle maquette nous montre une recherche pour rendre la future construction moins oppressante il n'en demeure pas moins que la volumétrie proposée ainsi que son contenue son extrêmement décevants. L'immeuble de bureaux et commerces contre la rue Olivier Messian fait 45m de haut par rapport au sol du Frigo (28m). Celui contenant des PME-PMI d'activité (contre la rue Neuve Tolbiac) fait 22m.
Celui contre la rue Primo Levi aura deux niveaux (22 et 35m environ). Y trouveraient place  des commerces, des ateliers et quelques bureaux.

Depuis des années les réunions de concertation se heurtent à la même incompréhension de la par des responsables de l'équipe municipale. Nous est expliqué que pour des raisons financières l'îlot M1D doit être au plus vite rentabilisé par des bureaux. A chaque fois l'APLD rappelle que l'îlot M1D ne peut être rendu responsable du déficit financier de la ZAC… Le futur site des Frigos doit être envisagé au niveau de la ville et non par une simple logique comptable locale.
 
* Ces 4000 m2 permettront à de nouveaux artistes et créateurs de trouver enfin un espace de travail dans Paris. Ils correspondent non à une création de la ville mais à une restitution des ateliers détruits dans les années 90. APLD91 n'a pas obtenu que le terme "restitution" soit actée. Cette dernière impliquerait une gestion identique à celle des Frigos où le contrôle culturel institutionnel a jusqu'à présent été repoussé.
APLD91 a demandé que les loyers de ces futurs ateliers soient alignés sur le barême des prix pratiqués aux Frigos (s'il s'agit d'une restitution) et non sur le prix du marché tel que la SEMAPA le présente: produit de la spéculation sur l'offre et la demande, la référence au prix du marché n'a pas lieu d'être. La valeur locative doit être calculée sur la base de la valeur de remplacement des bâtiments détruits, soit le montant du prix d'acquisition du reste des frigos.
Celui-ci est d'ailleurs très proche du coût objectif de la construction. L'échange a déjà généré des profits ( et quels! ), il n'a pas à en générer d'autres. Rien ne saurait ainsi légitimer une différence de loyer entre "anciens" et "nouveaux" locaux.


Si ces 4000m2 ne sont jamais actés comme une restitution des espaces détruits, alors la bataille pour cette restitution reste ouverte...




APLD91
Association pour le développement
du 91 Quai de la gare dans l’est parisien
19 rue des Frigos 75013 Paris

                                                                                                                                Paris le 27 octobre 2006

A l’attention de M. Dresch
Directeur général de la SEMAPA

                                                          Monsieur,

comme nous étions convenus, nous vous informons que lors de l’assemblée générale du
28-09-06, les adhérents d’APLD91, après présentation du projet de F. Soler, se sont prononcés pour un recours contentieux, sur la parcelle M1D, si le permis de construire est déposé...
 
Nous pensons, sincèrement, que la concertation sur cette parcelle est loin d’être terminée.
 
Il serait dommageable, pour la SEMAPA, mais aussi pour le quartier, que ce terrain reste en friche plusieurs années encore.
 
Sûrs des arguments juridiques que nous avancerons lors de notre contentieux devant les tribunaux, nous ne comprenons toujours pas l’obstination de vos services, ceux de la Direction de l’urbanisme et plus généralement ceux de l’Hôtel de Ville.
 
Aussi nous proposons-vous de réfléchir aux moyens, comme le garant de la concertation l’a préconisé, déjà, lors de la réunion du 17 novembre2005, d’élargir le débat, au sein de la concertation, pour qu’enfin nous nous accordions sur la forme architecturale et le contenu du programme d’activités sur cette parcelle.
 
Dans l’attente d’une réponse, veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.
 
 
Le bureau d’APLD91
 
Copies à :
M.DELANOE                                  M.BLISKO                         M.CARRERE
M.CAFFET                                    M.COMBROUZE                 Bureau Des Associations
M.ALKAN
M.VALLOUGEORGIS



Réunion du Groupe de Travail
« Masséna » - 11 juillet 2006 -

LISTE DES PARTICIPANTS
VILLE DE PARIS
Cabinet J.P. CAFFET
 
Denis ALKAN
Direction de l’Urbanisme
 
Ioannis VALOUGEORGIS
SEMAPA
Directeur Général
 
Michel DRESCH
Directrice Générale adjointe
 
Elisabeth ANTONINI
Direction de la Programmation et de l’Urbanisme
 
Elisabeth DUFLOS, Ludovic VION
Direction des Infrastructures et Constructions
 
Jean-Louis GERBENNE
Direction du Développement
 
Catherine BEYLAU
PERSONNALITES EXTERIEURES
Atelier C. de PORTZAMPARC
 
Clémence HEURTAUD, Thierry WIET
Agence d’architecture SOLER
 
Francis SOLER, Jérôme LAUTH
Vinci Immobilier
 
Agnès PERRIN
 
 
 
BUREAU DES ASSOCIATIONS
Chargé de mission
 
Yann RENAUD
REPRESENTANTS DES ASSOCIATIONS
SOS Paris XIIIème
 
Odile STASSINET
ADA 13
 
Edgar BOUTILIEMichel ROUSSEL
Association des Locataires du Site des Frigos
 
Jacques REMUS, E. Saint Chaffray
ESPACE 13
 
Thierry CATELAN
TAM-TAM
 
Patrick BERTON
Odyssée Lutèce
absents
Jean Georges CEPMarie José de LAVALLEE
Paris Banlieue Environnement
absent
Witold MARKIEWICZ
Locataires Fulton, Bellièvre, Flamand
 
Dominique MACAIGNE
Association des usagers des transports
absent
Jacques STAMBOULI
L’Ecologie pour Paris
 
Marie-Hélène LAURENT
Droits des piétons
absente
Sylviane AUTEBERT
APLD91
 
T. LEONARD, Claire DALBIS,
M. GUILLAUME, Christian BOULICAULT
APARIS 13
absentes
MC. KORBER, Madame CIMAZ, Mme de LAVALLEE
13 O’QUAI
absent
Frédéric LEBEAUPIN
Vivre le nouveau 13ème
absent
Jean Michel PHILIPPON
CONSEILS DE QUARTIER
Conseil de quartier n° 8
 absents
Claude AZZOLA, Claude PAQUET
Conseil de quartier n° 4
absent
Emmanuel LEGUY
Conseil de quartier n° 7
absent
André MESAS

La séance est ouverte à 17 heures 45.

Michel DRESCH rappelle que de nombreuses réunions ont déjà eu lieu sur le projet. La version qui est présentée aujourd’hui a eu pour objectif de répondre aux différentes remarques déjà effectuées. En termes de programmation, les engagements sont conformes à ce qui avait été annoncé : le programme d’atelier est de 4 000 m2; un immeuble dédié aux PME/PMI de plus de 900 m2 est prévu et sera occupé sur la base de loyers modérés. Le montage de l’opération fait que les ateliers et les lieux de production et de création seront loués à des conditions économiques préférentielles par rapport aux prix du marché.

Francis SOLER explique qu’une fragmentation a été demandée pour décomposer le bâtiment en trois entités. La solution présentée propose ainsi un bâtiment de bureaux le long de la rue Messiaen (un rez-de-chaussée et huit étages), comprenant ses propres parkings en sous-sol, ainsi que deux niveaux d’ateliers en direction des Frigos. Le deuxième bâtiment, sur la rue Neuve-Tolbiac (rez-de-chaussée et trois étages) sera dédié aux PME. La troisième entité rue Primo Levi, sera dédiée aux ateliers. A la demande de l’atelier de PORTAMPARC, le volume à l’angle sur rue Primo Levi est plus bas que le volume de bureaux. L’objectif a été de trouver une solution irriguant le plus possible la cour des Frigos par le soleil mais aussi de placer la construction le plus loin possible des Frigos, dans les épaisseurs données, et de la fragmenter pour éviter le côté massif des bâtiments.

Francis SOLER ajoute que le bâtiment de bureaux est rectangulaire, à noyau central, comme le bâtiment dédié aux PME ; les ateliers se situent en face de la façade sud-ouest des Frigos. Sur la base d’éléments vitrés simples, les façades visent à ce que les bâtiments soient les mieux éclairés possibles à l’intérieur, ce qui permet de limiter les dépenses d’énergie et de faciliter l’entretien des surfaces extérieures grâce à des passerelles.

Jérôme LAUTH ajoute que trois petites surfaces commerciales sont également prévues au rez-de-chaussée.

Agnès PERRIN précise que le programme prévoit 7 600 m2de bureaux, 990 m2 de locaux dédiés aux PME et 300 m2 de surfaces commerciales.

Ioannis VALOUGEORGIS souhaite savoir comment fonctionnent les espaces d’ateliers.

Francis SOLER explique que la partie du bâtiment donnant sur la rue Primo Levi permet l’entrée aux ateliers, qui sont de grands plateaux ouverts et dont le rez-de-chaussée est de plain-pied avec les Frigos. Pour l’instant, il y a indépendance des accès entre les ateliers et les bureaux.

Michel DRESCH souhaite que des précisions soient fournies sur l’aménagement de la terrasse.

Francis SOLER explique qu’il s’agit d’un grand belvédère donnant 8 mètres au-dessus de la cour actuelle des Frigos. Les flux ont été séparés pour que chacun soit chez soi.

Christian BOULICAUT souhaite des précisions la propriété des différents terrains.

Elisabeth DUFLOS explique qu’il s’agit des limites cadastrales et de la limite actuelle.

Ioannis VALOUGEORGIS ajoute que la parcelle des Frigos appartient à la Ville ; la parcelle Soler appartient à la SEMAPA.

T. LEONARD s’interroge sur l’existence d’une « sous-limite ».

M. GUILLAUME confirme qu’il existe une « limite de construction de M1D » 

Elisabeth DUFLOS rappelle que dans la fiche de lot, il avait été indiqué que l’immeuble devait prendre du recul par rapport aux Frigos ; il ne s’agit pas d’une limite institutionnelle.

T. LEONARD demande confirmation que Vinci Immobilier serait bien le promoteur.

Agnès PERRIN le confirme.

M. GUILLAUME constate que la volumétrie n’a pas changé. Par ailleurs, il estime que le bâtiment proposé aurait pu être situé à un autre endroit.

Au contraire, Francis SOLER assure que le projet tient compte des contraintes, notamment de densité. Il s’agit davantage d’un positionnement scénographique que d’un bâtiment, l’objectif étant de maximiser la pénétration de la lumière. Parallèlement, l’écriture est contemporaine et n’a pas pour but de faire du mimétisme avec les Frigos. Il existera pourtant un dialogue avec les Frigos, l’écriture en verre des façades étant totalement différente de celles des constructions déjà existantes dans le quartier.

Odile STASSINET considère qu’il est difficile d’être en dialogue avec les Frigos, étant donné l’architecture de ces derniers.

Francis SOLER considère que c’est possible. Tous les éléments demandés au fur et à mesure assurent au bout du compte une harmonisation.

Michel DRESCH prend l’exemple de l’Université et des bâtiments de la Halle aux farines, qui forment un quartier de Paris très original, faisant se juxtaposer bâtiments anciens et nouveaux. Le même dialogue sera possible avec les Frigos, par contraste.

Francis SOLER explique avoir réalisé le bâtiment du Ministère de la Culture, qui a été considéré comme provocateur à l’origine et sur lequel tout le monde est d’accord aujourd’hui.

T. LEONARD objecte que tout le monde s’habitue à la médiocrité. C’est justement le problème.

Claire DALBIS revient sur le balcon sur les ateliers de deux étages. Cet espace devait rester public ; visiblement, cela ne sera pas forcément le cas.

Francis SOLER précise qu’il s’agit d’un espace qui pourra prendre différentes formes, en fonction de la gestion des immeubles qui sera mise en place.

Michel DRESCH ajoute que la cour ne sera pas modifiée.

M. GUILLAUME souhaite connaître la distance entre le bâtiment R+8 et les Frigos.

Francis SOLER répond qu’elle sera de 34,50 mètres environ.

T. LEONARD rappelle avoir affirmé plusieurs fois que sur la parcelle, il était possible de construire autre chose que 7 600 m2 de bureaux. Cette concertation qui dure depuis cinq ans atteint ses limites et n’est pas pertinente. Financièrement, la SEMAPA n’a pas été jusqu’au bout de la réflexion, préférant ne raisonner qu’à court terme. Les Frigos constituent pourtant un bâtiment presque unique en Europe et la SEMAPA n’en profite pas pour proposer un projet réfléchi. T. LEONARD se dit offusqué par cette façon de penser l’avenir. Des solutions ont pourtant été proposées par les associations, permettant de gagner de l’argent et durablement bénéficiaires pour tous les citoyens.

Michel DRESCH répond que des modifications sont intervenues par rapport aux projets initiaux : ainsi, au final, les bureaux ne représentent que 60 % du programme, ce qui n’est pas courant, d’autant plus que des loyers préférentiels seront proposés.

T. LEONARD objecte que les prix préférentiels ne correspondent pas à la réalité. Globalement, le projet ne s’inscrit pas dans le cadre des trois priorités instituées par la Commission européenne : développement durable, inclusion sociale et compétitivité.

Michel DRESCH explique que la proportion de tertiaire est la même que sur le reste de la ZAC.

T. LEONARD le regrette. Il existait une opportunité de créer un pôle de compétitivité sur le terrain. Malheureusement, le projet n’a pas été mené jusqu’au bout.

Ioannis VALOUGEORGIS rappelle que le débat sur la programmation a eu lieu pendant les nombreuses réunions qui ont précédé celle d'aujourd'hui. La Ville et la SEMAPA ne peuvent pas aller plus loin quant à la diminution des surfaces des bureaux, sachant que les évolutions ont été énormes depuis le départ. Le débat sur la programmation pourra se poursuivre sur d’autres lots de la ZAC. Pour cet îlot, tous les efforts ont été effectués, permettant de construire un projet original, en forte liaison avec les activités des Frigos.

Thierry CATELAN comprend la démarche de l’APLD 91. Il rappelle néanmoins les règles des sociétés d’économie mixte, qui ne peuvent pas être ignorées et qui dépassent la SEMAPA.

Christian BOULICAUT fait état de sa consternation, malgré les efforts énormes effectués. De fait, les modes de financement existants n’ont pas été recensés de façon exhaustive.

T. LEONARD confirme que la réflexion sur les financements n’a pas été menée à son terme.

M.GUILLAUME explique que personne ne peut croire que cet îlot permettra à lui seul d’équilibrer les comptes de la ZAC.

Jacques REMUS explique que l’association des locataires a connu quelques évolutions ; un nouveau Bureau a été élu, les statuts ont été modifiés et l’association s’appelle maintenant l’Association des locataires du site des Frigos. Le champ de compétence est essentiellement celui qui revient habituellement aux locataires. Pour autant, le programme de 4 000 m2 est inscrit dans le champ de compétences de l’association pour des raisons de gestion future éventuelle. De fait, l’association souhaite continuer à participer à la concertation pour tous les problèmes qui concernent les locataires. La nature de ces derniers a fait la nature du site des Frigos, qui auraient été démolis depuis longtemps si chacun ne s’était pas battu pour empêcher la disparition du site. L’association sera donc très attentive au maintien d’ateliers de création au centre de la ville. Jacques REMUS rappelle que Madame Cornil a affirmé dans cette assemblée très clairement que l’enjeu de ce petit terrain M1D proposé n’était en aucun cas économique pour la SEMAPA. Il se dit donc très étonné par les prises de positions actuelles.

Patrick BERTON demande si les façades seront exactement les mêmes pour tous les bâtiments. Par ailleurs, il serait souhaitable que l’espace public le reste.

Ioannis VALOUGEORGIS précise qu’il s’agit d’un espace privé, ouvert au public seulement lorsque la grille est ouverte.

Patrick BERTON juge ce projet intelligent en termes de volumétrie mais estime qu’il ne tient pas compte des Frigos, seulement des bâtiments neufs. Dans ces conditions, le site des Frigos semble ne pas être conforme à l’ensemble de ce qui est projeté. En quoi cela le dévalorise ou le valorise-t-il ?

Pour Francis SOLER, au contraire, la césure est nécessaire pour l’identification et l’autonomie du bâtiment des Frigos. Par ailleurs, les façades des trois bâtiments seront identiques dans les grandes lignes mais des éléments de différenciation seront visibles au fur et à mesure que l’on s’approchera des structures.


M. GUILLAUME se demande si la différenciation ne serait pas encore meilleure si le nombre de m? construits était moins élevé.

Christian BOULICAUT souhaite que soit précisé le rôle du groupe Vinci Immobilier.

Agnès PERRIN explique que Vinci Immobilier intervient en tant qu’opérateur, sur le programme défini. Vinci Immobilier va mener la construction et céder les locaux à un investisseur ou à un utilisateur.

Christian BOULICAUT demande si Vinci aura un rôle à jouer dans la gestion des locaux.

Agnès PERRIN répond que le rôle de Vinci est seulement celui de constructeur.

Michel DRESCH ajoute que Vinci construira les bureaux, avant de les revendre. Pour les PME, la contrainte sera que le prix de location soit préférentiel. Pour les ateliers, Vinci construira et vendra à la SEMAPA au coût de la construction ; ensuite, la SEMAPA cèdera les ateliers à son tour, sans doute à une SEM de la ville de Paris, sur la base d’un cahier des charges indiquant les conditions dans lesquelles les locaux seront loués et la façon dont seront désignés les occupants de ces ateliers.

Denis ALKAN confirme qu’un travail reste à conduire sur les modalités de gestion des futurs 4 000 m2 d’ateliers.

Christian BOULICAUT considère qu’il serait très intéressant de travailler avec les gens qui s’occupent des Frigos. Cela pourrait être l’occasion de revenir au sujet principal.

Denis ALKAN souhaite que cette occasion soit saisie.

LEONARD demande par qui et comment sera établi le cahier des charges de construction pour les 990 m2 dédiés aux PME.

Michel DRESCH explique que le cahier des charges portera notamment sur le loyer Plafond et les contraintes liées à la taille des plateaux. Cela influencera évidemment le type d’entreprise qui pourra occuper les locaux au final.

Agnès PERRIN explique que la construction sera la plus neutre possible pour offrir le maximum de solutions par la suite.

LEONARD explique qu’une réunion aura lieu en septembre. Si un recours est déposé au final, comment Vinci et le cabinet vont-ils le vivre ? Il souhaite qu’un jour le dialogue s’installe réellement avec le maire de Paris, qui n’a pas daigné jusqu’à présent répondre aux courriers envoyés.

La séance est levée à 19.30 heures.



EXTRAIT DU COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DU BUREAU DE LA CONCERTATION





POINTS DE VUE ET POSITION DES LOCATAIRES PRÉSENTS À LA RÉUNION DU 8-11-2005 AU COURS DE LAQUELLE APLD91 A PRÉSENTÉ LES NOUVELLES ÉTUDES DE LA SEMAPA POUR LA PARCELLE M1D.

TOUTES LES CONCESSIONS EXPRIMÉES COMME TELLES PAR LA SEMAPA NE CONVAINQUENT PERSONNE.

LES CALCULS FINANCIERS, PRÉSENTÉS COMME DES ARGUMENTS INCONTOURNABLES JUSTIFIANT LA PRÉSENCE DE BUREAUX SUR CE TERRAIN MITOYEN, EN LIEU ET PLACE D’UN PROJET EXPÉRIMENTAL COHÉRENT, INVENTIF ET UNIQUE,  NE SONT PAS VALIDÉS.

EN CONSÉQUENCE, POUR LE REDIRE ENCORE, LES LOCATAIRES ATTENDENT UN PROJET RÉSULTANT D’UNE VRAI RÉFLEXION, S’APPUYANT SUR DES BASES ÉCONOMIQUES FONDÉES SUR DES PRÉROGATIVES DURABLES ET RÉELLES, DÉPASSANT LES IMPÉRATIFS BUDGÉTAIRES ET COMMERCIAUX DE LA SEMAPA.

NOUS PROPOSONS, PLUTÔT, DE RÉALISER UN ÎLOT RÉPONDANT AUX BESOINS DE LA CAPITALE EN TERME S D’ACTIVITÉS, D’EMPLOI  DURABLE ET DE PROXIMITÉ, EN S’APPUYANT SUR L’EXPÉRIENCE RÉUSSIE DES FRIGOS.
 
SPACIALEMENT ET URBANISTIQUEMENT, LES NOUVELLES IMPLANTATIONS SUR CETTE PARCELLE, DOIVENT NATURELLEMENT RESPECTER, DANS UNE PERSPECTIVE D’OUVERTURE ET NON D’ENCLAVEMENT, LE BÂTIMENT DES  FRIGOS (patrimoine industriel) ET SES ACTIVITÉS, ÉPICENTRE DE L’ÎLOT.
 
LA VILLE, REPRÉSENTÉE PAR SES ÉLUS, DANS LES MAINS DESQUELS NOUS AVONS DÉPOSÉ NOTRE CONFIANCE, NE SAURAIT IGNORER PLUS LONGTEMPS NOTRE VOLONTÉ, SOUTENUE, ENCORE AUJOURD’HUI, PAR PLUS DE 7000 SIGNATAIRES ET NOMBRE D’ASSOCIATIONS.

LE BUREAU D’APLD91



Maquette réalisée par nos soins de la proposition de la SEMAPA pour l'Ilot M1D

Le projet pour l'îlot M1D, présenté lors d'une réunion de concertation , etait loin des exigences réitérées depuis des années par APLD : sa hauteur atteint R+8+Mezzanine (Rez-de-chaussée +9 étages).

Par rapport au niveau zéro du Frigo qui est plus bas que les rues adjacentes, il faut ajouter la hauteur de la dalle de 8 m. On avait donc R+8+Mezzanine+8m, soit 40 à 45 m.
(Le Frigo fait 28 m de haut).

Auraient été construits 8000 m2 de bureaux, 1200 m2 de commerces, ainsi que 4000 m2 d'ateliers et 900 m2 de PME-PMI d'activité obtenus par APLD (les surfaces des sous-sols ne sont pas mentionnées).


Réunion du Groupe de Travail
« Masséna » - 17 octobre 2005 -

LISTE DES PARTICIPANTS
VILLE DE PARIS
Cabinet J.P. CAFFET   Denis ALKAN
Cabinet S. BLISKO   Marie-Eugénia MIGNOT, F. COMBROUZE
Direction de l’Urbanisme   Ioannis VALOUGEORGIS,
Mle JACQUINOD (stagiaire)
SEMAPA
Directeur Général   Michel DRESCH
Directrice Générale adjointe   Elisabeth ANTONINI
Directrice de la Communication   Nathalie GRAND
Direction de la Programmation et de l’Urbanisme   Elisabeth DUFLOS, Ludovic VION,
Direction des Infrastructures et Constructions   Jean-Louis GERBENNE, C. LOUET
Direction du Développement   Catherine BEYLAU, Paul CUGNET (stagiaire)
AUTRES INSTITUTIONS
SNCF absent Dominique. CHAUVEAU
Préfecture de Paris, Direction de l'urbanisme absent Jean-Jacques MUR
PERSONNALITES EXTERIEURES
Atelier de Portzamparc   B. BOTTET, Mme HEURTAUT
Garant de la concertation   Gilbert CARRERE
Personnes qualifiées   Bertrand AVRIL
BUREAU DES ASSOCIATIONS
Chargé de mission   Olivier SUDREAU
REPRESENTANTS DES ASSOCIATIONS
SOS Paris XIIIème   Odile STASSINET
ADA 13   Ginette TRETON
Plate-forme des comités parisiens d'habitants   Représentée par Ginette TRETON
ESPACE 13   Thierry CATELAN
TAM-TAM   M. MARCEL, P. BERTON
Odyssée Lutèce absent Jean Georges CEP
Paris Banlieue Environnement absent Witold MARKIEWICZ
Locataires Fulton, Bellièvre, Flamand absent Dominique MACAIGNE, M. MACHIGOTE
Association des usagers des transports absent Jacques STAMBOULI
L’Ecologie pour Paris   Marie-Hélène LAURENT
Droits des piétons absente Sylviane AUTEBERT
Association des Locataires du 91 quai de la Gare   Jacques LIMOUSIN, J. REMUS
APLD91   T. LEONARD, M. BOULICAUT,M. GUILLAUME
Association SPPEF absent P. MORIS
APARIS 13   Madame CIMAZ
13 O’QUAI absent Frédéric LEBEAUPIN
Vivre le nouveau 13ème absent Jean Michel PHILIPPON
CONSEILS DE QUARTIER
Conseil de quartier n° 8   Claude AZZOLA, Claude PAQUET
Conseil de quartier n° 4   Emmanuel LEGUY
Conseil de quartier n° 7   André MESAS

Ordre du jour de la séance du groupe de travail

La réunion du groupe de travail débute à 17 heures 45.

Présentation des évolutions, proposées par la SEMAPA, du projet du lot M1D suite aux réunions de concertation des 12 janvier, 10 mars et 7 juin 2005

Monsieur DRESCH indique que lors de la précédente réunion, il avait été convenu de faire une nouvelle présentation du projet M1D tenant compte des observations formulées par le groupe de travail et d’organiser une réunion spécifique sur les aspects économiques des locaux d’activités. Cette dernière se tiendra le 20 octobre en présence de la Direction du Développement Economique et des représentants du Cabinet de Monsieur Sautter. A la demande des membres du groupe de travail, une maquette volumétrique et une maquette informatique du projet ont été réalisées. Elles permettent de mieux visualiser l’impact de la programmation.

Sur le plan programmatique, le projet consiste à réaliser 4 000 mètres carrés de locaux de production et de création pour des loyers compris entre 80 et 100 euros du mètre carré. Christian de Pontzanparc a revu le projet en introduisant des percées visuelles et en mettant en évidence la notion d’îlots ouverts dans le paysage. Son intervention a conduit la SEMAPA à diminuer le programme de bureaux de l’îlot M1D. En effet, il est prévu de réaliser des locaux d’une surface de 900 mètres carrés dédiés spécifiquement aux PME-PMI dans un des immeubles. Leurs caractéristiques seraient une grande divisibilité et des loyers moins élevés que ceux du marché. La gestion de cet immeuble serait sans doute confiée à une filiale immobilière de la ville de Paris. Le programme de commerce sera également diminué de 350 mètres carrés. 

Madame DUFLOS précise que l’atelier de Christian de Pontzanparc a retravaillé sur la définition de l’îlot. Ce dernier a ménagé une ouverture plus importante vers la cour des Frigos grâce à un pan coupé le long de la rue Olivier Messiaen. Le programme tourné vers les Frigos serait totalement dédié aux activités artistiques et de production. Les immeubles de bureaux se trouveront en deuxième rang. Une terrasse plantée sera visible depuis la fenêtre des Frigos. La cour elle-même serait élargie au droit de la façade des Frigos et pourrait être plantée. A la demande des associations, l’un des bâtiments à été abaissé de R+8 à R+4 afin de diminuer le vis-à-vis.

Madame BOTTET souligne que le précédent projet ne traduisait pas suffisamment l’idée d’îlots ouverts sur la ZAC. L’atelier a par conséquent travaillé sur la notion d’objets autonomes en simplifiant la volumétrie et en ménageant une ouverture franche en direction des Frigos. La façade pignon a été supprimée afin de ménager une percée visuelle. Il s’agissait également de jouer sur les hauteurs des bâtiments de bureaux et de trouver une respiration sur la rue. Les deux cours seront plantées. Le futur architecte pourra travailler sur les jeux de toiture. Une liaison légère sera sans doute nécessaire entre les deux blocs.  

Monsieur GUILLAUME demande à visualiser la hauteur des toits depuis le bâtiment des frigos. Il s’enquiert de la hauteur des ateliers donnant sur la rue Olivier Messiaen.

Madame BOTTET répond que l’immeuble de bureaux aura une hauteur de R+8 avec mezzanine.

Madame DUFLOS ajoute que les immeubles de bureaux ont une hauteur inférieure à 35 mètres. La façade sera en outre située à 36 mètres de celle des frigos. Les immeubles sont de hauteur équivalente à ceux situés alentour puisqu’ils sont dans la limite des IGH.

Monsieur LEONARD demande comment est calculé le niveau zéro permettant de déterminer la hauteur maximale des immeubles. 

Madame DUFLOS répond que le niveau de référence est pris à partir de la desserte « pompier » située au niveau de la rue. Le dernier plancher ne peut excéder 28 mètres par rapport au niveau de la rue. Il n’y a aucun risque que les constructeurs dépassent ce plafond. En effet, il n’est absolument pas rentable de se lancer dans un classement IGH pour gagner 1 ou 2 niveaux supplémentaires. 

Monsieur BOULICAUT indique que l’APLD souhaitait que le site soit beaucoup plus ouvert aux PME-PMI. L’association est sensible à l’ébauche de réponse formulée par la SEMAPA mais estime qu’elle demeure insuffisante. L’APLD a accepté que l’opération Holloway soit réalisée à condition que les 4 000 mètres carrés de locaux d’activités soient restitués aux Frigos. Or elle se voit imposer les constructions de bureaux sous prétexte qu’ils vont permettre le financement des 4 000 mètres carrés. L’association a le sentiment que cette surface de locaux d’activités a été échangée deux fois. La construction imposée de bureaux ne permet pas d’envisager un projet plus citoyen accueillant des PME-PMI.

Monsieur LEONARD ajoute que les locataires des Frigos ne trouvent pas trace de la délibération prouvant que les 4 000 mètres carrés sont une restitution. Ces derniers souhaitent en effet que la convention de gestion des Frigos instaure le principe d’une gestion globale des 4 000 mètres carrés d’activités. Or si la restitution n’est pas actée, il n’existe aucune garantie que les 4 000 mètres carrés feront partie du site des Frigos. L’APLD ne se prononcera pas sur le projet tant que cette question n’aura pas été réglée.

Monsieur DRESCH répond que la SEMAPA a pris l’engagement de réaliser 4 000 mètres carrés de lieux de production et de création à des conditions locatives préférentielles. Ce cahier des charges ne fait aucune ambiguïté.

Monsieur LEONARD souligne que l’implantation de bureaux ne figurait pas dans le projet de départ.

Madame DUFLOS s’inscrit en faux. Le projet initial prévoyait un fractionnement des locaux de production et de création dans différents programmes du quartier. Cette option a été rejetée par l’APLD mais il a toujours été prévu de construire des bureaux sur la parcelle M1D. 

Monsieur LEONARD répond que l’APLD ne changera pas de ligne de conduite. Elle souhaite que le lot M1D soit constitué d’ateliers et de locaux réservés aux PME-PMI. Par conséquent, le présent projet ne correspond pas à ses attentes.

Monsieur BOULICAUT reconnaît qu’un effort a été consenti en ce qui concerne la volumétrie. En revanche, il maintient son désaccord quant à la destination de certains bâtiments. 

S’agissant de la volumétrie, Monsieur LEONARD regrette que le bâtiment des Frigos soit uniquement visible depuis la rue de Tolbiac.

Monsieur DRESCH indique qu’il a toujours eu le sentiment que l’APLD souhaitait que les 4 000 mètres carrés de lieu de production et de création forment un ensemble. La présente proposition est par conséquent susceptible de répondre aux attentes de l’association. La gestion des locaux de production et de création sera totalement indépendante de celle des immeubles. De nombreux organismes de la Ville de Paris tels que l’OPAC peuvent s’en charger.

Monsieur LEONARD souhaite avoir l’assurance que la restitution sera effective. Il estime qu’une délibération du Conseil de Paris est indispensable.

Monsieur ALKAN demande confirmation que l’APLD souhaite que les 4 000 mètres carrés soient associés au bâtiment des Frigos afin de créer un ensemble de gestion cohérent.

Monsieur LEONARD souligne que l’APLD a toujours été opposée à la construction de bureaux sur le site des Frigos. Il s’interroge sur les raisons qui poussent la SEMAPA à refuser de concevoir un programme qui mettrait en évidence le caractère singulier du site. Il remercie l’organisme pour les efforts consentis mais est incapable de se montrer enthousiaste quant au projet présenté.

Monsieur ALKAN indique qu’il n’est pas possible de proposer davantage que 4 000 mètres carrés de locaux de création et de production. La SEMAPA a toutefois consenti un effort supplémentaire en s’engageant  à réserver 900 mètres carrés aux PME-PMI. Les aspects économiques seront débattus le jeudi suivant en présence de la Direction de l’Economie et de l’Emploi.

Monsieur LEONARD souligne que les locataires des Frigos travaillent selon une logique de clusters. Il trouve par conséquent regrettable que seule l’implantation d’activités tertiaires soit envisagée.

Monsieur ALKAN estime qu’une solution permettant d’assurer une proximité géographique entre les Frigos et les lieux de production et de création a été trouvée. Il comprend la demande de l’APLD, mais indique que le montage opérationnel de la SEMAPA est le seul viable.

Monsieur DRESCH demande aux représentants de l’APLD de tenir compte du chemin parcouru depuis le début des discussions. Les surfaces de bureaux ont été limitées à 8 000 mètres carrés tandis que les surfaces de production et de création ainsi que celles dédiées aux PME-PMI ont été portées à 4 900 mètres carrés. La proposition n’est pas véritablement déséquilibrée. Le seul élément distinguant les locaux destinés aux PME-PMI et ceux réservés aux activités tertiaires constitue le niveau de loyer. Les aides de la Ville de Paris ne permettent pas de réaliser des aménagements de ce type en grande quantité. Seule une péréquation entre les différents produits de la ZAC garantit la viabilité du projet. Rien n’interdira à des PME-PMI de s’installer dans les immeubles de bureaux.

Madame TRETON demande s’il est possible de relocaliser les 8 000 mètres carrés de bureaux dans un autre secteur.

Monsieur DRESCH répond que cette hypothèse est difficilement envisageable dans la mesure où les parcelles restant à commercialiser sont déjà pré-affectées. Il précise en outre que les enjeux en matière de construction de logements sont importants.

Madame DUFLOS précise que le secteur Masséna Sud est réservé aux logements.

Monsieur BOULICAUT fait mention du terrain sur lequel a été proposé l’immeuble « Girard ». Il estime que ce dernier passe au crédit global de l’opération.

Monsieur DRESCH répond que les 8 000 mètres carrés de bureaux n’équilibrent pas le coût de réalisation des 4 000 mètres carrés de locaux de production et de création. L’équilibre global des lots M1D et M1E n’est possible qu’en proposant un programme d’accession à la propriété privée sur le lot M1E.

Monsieur BOULICAUT demande comment seront construits les mètres carrés d’ateliers.

Madame DUFLOS répond que les ateliers seront livrés bruts avec les fluides.

Monsieur DRESCH ajoute que le coût prévisionnel s’établit à 1 600 euros le mètre carré.

Monsieur LEONARD cite l’exemple d’ateliers construits au niveau de la ZAC dont le loyer par mètre carré s’élève à 50 euros annuels. Il trouve par conséquent l’argument soulevé par Monsieur Dresch discutable.

Madame ANTONINI indique que la SEMAPA a réalisé un audit sur les hôtels d’activités de Paris. Il sera présenté lors de la réunion du jeudi 20 octobre. 253 000 mètres carrés ont été investigués. Le prix de référence est de 137 euros du mètre carré. Les hôtels d’activités dont les loyers sont inférieurs à 50 euros du mètre carré relèvent de montages très particuliers et sont systématiquement construits dans des immeubles anciens.

Monsieur DRESCH suppose que les membres de l’APLD font référence à des ateliers-logements financés en PLA.

Monsieur BOULICAUT indique que l’APLD n’est pas intéressée par les ateliers-logements qui sont souvent sous-loués ou transformés en logement de standing.

Monsieur CATELAN demande s’il est possible d’aménager des zones d’activités PME-PMI dans le secteur situé à l’extérieur du boulevard Masséna où il avait été envisagé de construire le TGI

Monsieur DRESCH répond que la SEMAPA a obligation de réaliser 100 000 mètres carrés de locaux d’activités dans les parcelles situées à l’est du boulevard Masséna. Toutefois, il ne sera pas possible de réserver ces parcelles à la construction exclusive de cités artisanales.

Monsieur CATELAN souligne que l’arrivée du tramway rendra inéluctable l’aménagement du boulevard Masséna.

Monsieur COMBROUZE souhaite connaître le sentiment des représentants de l’APLD en ce qui concerne la volumétrie du projet présenté ce jour.

Monsieur LEONARD répond que le projet ne l’intéresse absolument pas dans la mesure où il ne considère ni le bâtiment, ni la place publique et manque d’ouverture. Par ailleurs, il demande à Monsieur Combrouze s’il existe un document actant la restitution.

Monsieur COMBROUZE indique que le terme restitution n’a jamais été mentionné formellement.

Monsieur DRESCH s’enquiert de ce qu’implique la notion de restitution pour les représentants de l’APLD.

Monsieur BOULICAUT répond que la restitution implique une gestion commune des locaux d’activité et des Frigos.

Monsieur DRESCH souligne que la SEMAPA a eu le souci de séparer physiquement les 4 000 mètres carrés de locaux de création et de production des 8 000 mètres carrés de bureaux.

Madame ANTONINI ajoute qu’il n’est pas difficile d’acter juridiquement la séparation entre les locaux de production et de création et les immeubles de bureaux. L’espace a été pensé pour souligner l’harmonie entre le bâtiment des Frigos, la cour et les locaux de création. 

Monsieur LEONARD indique qu’une réunion sera organisée avec les adhérents qui se prononceront sur la présentation soumise au groupe de travail ce jour. Il demande que lui soit transmise une copie des plans.

Monsieur ALKAN souligne que quatre réunions ont été consacrées au projet M1D. Il importe désormais de préciser le montage financier de l’opération et de mieux caractériser les types de surface, ne serait-ce que pour examiner les conditions d’intégration de la subvention allouée par la Direction des Affaires Culturelles. Pour ce faire, il est impératif que les représentants de l’APLD s’expriment sur la morphologie du projet. S’il est légitime de consulter les adhérents et les autres associations, il importe également de ne pas perdre de temps.

Monsieur LEONARD souligne à nouveau le caractère primordial de la notion de restitution.

Monsieur BOULICAUT insiste également  sur la nécessité d’acter la restitution.

Monsieur ALKAN demande à MM. LEONARD et BOULICAUT de bien vouloir préciser ce que représente ou implique pour eux en termes pratiques et d’usages la notion de « restitution »

MM. LEONARD et BOULICAUT évoquent l’objectif d’un ensemble cohérent d’activités en synergie entre elles sur les Frigos et les 4000 m? à créer, ce qui appelle une gestion globale.

Monsieur ALKAN demande à ses interlocuteurs de bien vouloir établir un document précisant leurs attentes dans ce domaine afin de permettre à la SEMAPA de rechercher un montage le mieux adapté possible. Cette méthode de travail permettra de faire émerger les attentes des locataires des Frigos. Il est en effet nécessaire d’aboutir à des décisions concrètes en ce qui concerne la morphologie et le montage financier du projet.

Monsieur BOULICAUT indique qu’il est favorable à cette méthode et que les représentants de l’APLD sont naturellement favorables à toutes les propositions permettant de faciliter une gestion commune. Il demande cependant qu’une solution soit trouvée afin d’acter la restitution. 

Monsieur LEONARD rappelle également la nécessité d’acter la restitution.

Monsieur le Préfet CARRERE demande si les représentants de l’APLD recherche une homogénéité physique ou fonctionnelle des Frigos et des locaux de production et de création.

Monsieur BOULICAUT répond que l’APLD souhaite une homogénéité fonctionnelle des locaux.

Monsieur le Préfet CARRERE indique que le terme restitution deviendra par conséquent une réalité juridique et non un point de départ.

Madame TRETON souligne qu’elle entend couramment dire que la Ville a réduit les surfaces consenties aux bureaux au profit des logements. Or elle estime en réalité que la Municipalité a abaissé le nombre de mètres carrés de bureaux au profit de locaux d’activité et d’espaces verts. Elle rappelle que le nombre de logements est acté depuis 1991 et n’a pas été modifié.

Monsieur COMBROUZE reconnaît qu’il aurait été plus juste d’indiquer que les surfaces de bureaux avaient été réduites au profit de la réalisation financée de logements.

Monsieur ALKAN souhaite que les objectifs de la prochaine réunion soient fixés. Il indique que les associations devront avoir présenté le projet à leurs adhérents et aux personnes intéressées. Par ailleurs, il conviendra que l’APLD remette un document indiquant leurs attentes en matière de gestion commune. 

Monsieur Le Préfet CARRERE propose que la prochaine réunion soit organisée mi-novembre.

Monsieur ALKAN précise que ladite réunion sera centrée sur la morphologie du projet.

Madame DUFLOS rappelle que le projet est conçu de façon à pouvoir dissocier les locaux de bureaux et ceux de création et de production.

La séance est close à 19 heures 35. La prochaine réunion du groupe de travail Masséna Nord aura lieu le jeudi 17 novembre..





Réunion du Groupe de Travail
« Masséna » - 7 juin 2005 -

LISTE DES PARTICIPANTS
VILLE DE PARIS
Cabinet J.P. CAFFET
 
Denis ALKAN
Cabinet S. BLISKO
 
Francis COMBROUZE,
Cabinet D. BAUPIN
 
Cécile GRUBER
Direction de l’Urbanisme
 
Ioannis VALOUGEORGIS
Direction de la Voirie et des Déplacements
 
Mireille BARGE
Direction de la Voirie – PC Lutèce – service des Déplacements
 
Michel LE BARS
SEMAPA
Directeur Général
 
Michel DRESCH
Directrice Générale adjointe Elisabeth ANTONINI
Direction de la Programmation et de l’Urbanisme Elisabeth DUFLOS, L. VION, C. BAYLE
Direction des Infrastructures et Constructions Jean-Louis GERBENNE
Direction du Développement
 
Catherine BEYLAU
AUTRES INSTITUTIONS
SNCF
 
D. CHAUVEAU
Préfecture de Paris, Direction de l'urbanisme
 
Jean-Jacques MUR
PERSONNALITES EXTERIEURES
Garant de la concertation
 
Gilbert CARRERE
Personnes qualifiées
 
Francis BEAUCIRE
BUREAU DES ASSOCIATIONS
Chargé de mission
 
Olivier SUDREAU
REPRESENTANTS DES ASSOCIATIONS
SOS Paris XIIIème
 
Odile STASSINET
ADA 13
 
Ginette TRETON
Plate-forme des comités parisiens d'habitants
 
Représentée par Ginette TRETON
ESPACE 13
 
Thierry CATELAN
TAM-TAM
 
Patrick BERTON
Odyssée Lutèce
 
Jean Georges CEP
Paris Banlieue Environnement
 
Witold MARKIEWICZ
Locataires Fulton, Bellièvre, Flamand
 
Dominique MACAIGNE
Association des usagers des transports
 
Jacques STAMBOULI
L’Ecologie pour Paris
 
Marie-Hélène LAURENT
Droits des piétons
 
Sylviane AUTEBERT
Association des Locataires du 91 quai de la Gare
 
Jacques LIMOUSIN, Stéphane GERARD, M. GUILLAUME
APLD91
 
T. LEONARD
APARIS 13
 
Madame CIMAZ
13 O’QUAI
 
Frédéric LEBEAUPIN
Vivre le nouveau 13ème
 
Jean Michel PHILIPPON
Assoc. Acteurs Economiques PRG
 
M CLUZEL
CONSEILS DE QUARTIER
Conseil de quartier n° 8
 
Claude AZZOLA
Conseil de quartier n° 4
 
Emmanuel LEGUY
Conseil de quartier n° 7
 
André MESAS

Ordre du jour de la séance du groupe de travail

I. Proposition d’aménagement des parcelles M1D et M1E
II. Présentation du cahier des charges de l’étude « alternative » demandée par les associations : problématique de la circulation de la gare d’Austerlitz intégrant la rive droite
 
La réunion du groupe de travail débute à 17 heures 40.

I. Proposition d’aménagement des parcelles M1D et M1E

Monsieur DRESCH indique que les représentants des associations avaient noté, à partir de la présentation qui leur avait été faite au mois d’avril, un certain nombre de points positifs et de points négatifs quant à la proposition d’aménagement des parcelles. Les points positifs sont les suivants :

• la présentation de 4 000 m? d’ateliers et de lieux de création et de production d’un seul tenant ;
• le recul de l’immeuble M1D par rapport à la façade du bâtiment des frigos.

A l’inverse, ils avaient souligné les points négatifs suivants :

• un sentiment d’enclavement ;
• des problèmes liés à la volumétrie du bâtiment ;
• le manque de lisibilité du bâtiment des frigos ;

Un certain nombre de critiques et de remarques avaient également été formulées en ce qui concerne l’espace libre qui sépare le bâtiment des frigos du bâtiment M1D. Suite aux remarques formulées lors de la précédente réunion, un travail a été fait sur cet espace dans sa dimension et sa configuration ainsi que sur la volumétrie du bâtiment. Un espace significatif désormais organisé de manière assez précise a également été dégagé entre le bâtiment des Frigos et le bâtiment M1D.

Monsieur VION indique que la volumétrie du projet a été reconsidérée en fonction des demandes formulées par les représentants des associations :

• créer un espace intérieur plus aéré entre le bâtiment M1D et le bâtiment des frigos ;
• maintenir le fonctionnement autonome de l’espace de 4 000 mètres carrés.

Outre les 4 000 mètres carrés, le rez-de-chaussée au niveau de la rue Olivier Messiaen sera constitué de 1 000 mètres carrés de surfaces commerciales. D’autres locaux d’activités à caractère tertiaire seront construits en superstructure. Cette partie se développera en équerre sur la rue de Tolbiac et la rue Messiaen. Afin de dégager un espace intérieur plus significatif, il a été décidé de créer un plot de 4/5 étages à partir du niveau de la rue. La façade des ateliers du socle a été reculée pour créer une dilatation de la cour. Les ateliers situés le long de la cour se répartissent sur 3 niveaux. Le niveau intermédiaire a été placé à la cote 35 pour être mis à l’abri de la crue centennale. La partie en superstructure et celle située au niveau de la cour pourront être reliées par un système de circulation verticale type monte-charge.

Monsieur VALOUGEORGIS souligne que la création de petits bâtiments indépendants destinés aux locaux de production et le travail sur la place basse entre le bâtiment des frigos et le bâtiment M1D sont les principales nouveautés de la proposition. Le projet respecte évidemment les normes de constructibilité définies précédemment. Un tour de table permettra aux représentants des associations de formuler leurs remarques concernant ce nouveau schéma d’implantation et d’organisation du lieu.

Monsieur BERTON demande si la place sera accessible depuis la rue Olivier Messiaen.

Monsieur VION répond que la place basse est située au niveau de la cour. Il pourra être possible d’y accéder depuis la rue Tolbiac et la rue Primo Lévi grâce à un système d’escalier. La partie située au niveau de la rue Olivier Messiaen fonctionne plutôt avec le programme en superstructure.

Monsieur BERTON s’enquiert du statut de la place haute.

Monsieur VION répond que la place haute correspond au toit des ateliers. Elle constitue le niveau de référence des commerces. Il s’agit d’un espace privé qui a priori ne sera pas ouvert au public.

Monsieur LIMOUSIN demande si une articulation basse est prévue entre les 2 immeubles R+7.

Monsieur VION répond qu’une articulation du volume est envisageable.  La volumétrie générale doit être affinée par C. de Portzamparc.

Monsieur DRESCH ajoute que l’entrée du bâtiment M1D se situera à cet endroit. Il est pourrait être envisagé de créer un hall à double hauteur afin de contribuer à l’impression de transparence.

Monsieur GUILLAUME demande si le nombre de mètres carrés du projet a été conservé.

Monsieur VION répond par l’affirmative. Il est prévu de construire 4 000 mètres carrés d’ateliers d’activité, 1 000 mètres carrés de surfaces commerciales et 9 500 mètres carrés de bureaux.

Monsieur GERARD constate que les interventions des associations sont constructives dans la mesure où le projet a évolué depuis la dernière présentation. Il estime que le dossier de financement aurait pu être plus transparent. Différentes solutions auraient pu être envisagées. Il existe de nombreux exemples de traitement de programmation grâce à des subventions variées intégrant à la fois la restitution du patrimoine industriel et le prolongement de l’activité. Les associations sont également désireuses de bâtir des projets exemplaires. Elles souhaitent être parties prenantes du dossier y compris en ce qui concerne les questions financières.

Monsieur LIMOUSIN ajoute qu’une réunion devait être organisée avec les associations pour réétudier différentes solutions de financement. Finalement, le dossier de financement est clos sans que la réunion ait eu lieu.

Monsieur GERARD aurait aimé que les associations soient associées plus étroitement à l’élaboration du dossier de financement. Il s’étonne que la SEMAPA n’ait pas entrepris davantage de démarches et étudié d’autres pistes de financement.

Monsieur DRESCH indique qu’il convient d’aborder les sujets les uns après les autres. Il s’agissait dans un premier temps d’aborder la question de la programmation et de l’organisation de l’espace. Les 4 000 mètres carrés d’ateliers coûtent en construction 1 600 euros le mètre carré non équipé. Grâce à la vente de charges foncières de logements sur M1E et de 9 500 mètres carrés de bureaux sur M1D, il sera possible de dégager des financements de manière à ce que les 4 000 mètres carrés d’ateliers puissent être mis en location entre 70 et 80 euros le mètre carré, soit à un prix 50 % inférieur à celui du marché des locaux d’activité. Les charges foncières sur les territoires de Paris Rive Gauche où il n’est pas prévu de construire de logements sociaux sont extrêmement élevées. Les montants ne peuvent être absorbés que par péréquation au sein même du bilan de la SEMAPA. Les aides de la Région ne sont pas suffisantes pour réaliser cette opération dans les conditions économiques indiquées précédemment.

Monsieur GERARD souligne qu’il convient de distinguer l’économie de la ZAC de celle de la Ville. S’agissant de cette dernière, il précise que la Région peut subventionner entre 35 et 45 % du bâti. Les subventions peuvent concerner des équipements écologiques ou de promotion de l’emploi. Il était possible de financer le projet autrement que par la vente de bureaux.

Monsieur COMBROUZE rappelle que le bilan prévisionnel de la ZAC comporte un déficit. Il n’existe pas réellement de distinction entre l’aménageur SEMAPA et la Ville. Cette dernière a pris des engagements financiers vis-à-vis de son aménageur. Des investissements de la Ville en termes d’équipements sociaux font partie des dépenses de la ZAC. Monsieur COMBROUZE aimerait que les associations s’expriment quant aux évolutions intéressantes de la programmation présentée ce jour.

Monsieur GERARD répond que ce n’est pas parce que la ville est partie prenante de la SEM qu’elle est intimement liée à son économie. A la différence de la ZAC, la Ville de Paris ne doit pas faire des recettes. La SEMAPA devra un jour obtenir un équilibre…

Monsieur VALOUGEORGIS objecte que la ZAC est déficitaire. La Direction des Finances de la ville de Paris paye également les équipements de la ZAC. Les comptes de la SEMAPA se traduisent directement dans les comptes de la ville.

Monsieur GERARD ne nie pas cette évidence.

Monsieur DRESCH indique que l’objectif fixé à la SEMAPA par la Ville consiste à réaliser 4 000 mètres carrés d’ateliers de création à des conditions acceptables. Cette dernière octroie 800 000 euros de subvention pour un projet dont le coût s’élève à 6,4 millions d’euros de construction. La marge brute dégagée par la vente des bureaux permet d’abaisser le prix des loyers des ateliers à environ 70 euros du mètre carré. La réalisation des ateliers autofinancés sur le site n’est pas compatible avec la réalisation de 9 500 mètres carrés de locaux d’activités au sens où l’entend la Région dans ses processus de subvention.

Monsieur GERARD estime qu’il aurait été possible de financer le projet grâce à des subventions provenant pour un ou deux tiers de l’Etat. 

Monsieur LEONARD demande pourquoi le choix a été fait d’installer les PME-PMI en dehors de la ZAC. 

Monsieur DRESCH indique que le choix a été fait d’implanter les PMI-PME sur le secteur de Massena.

Monsieur LIMOUSIN indique que l’objectif des associations est de trouver une alternative à la vente de la charge foncière de bureaux.

Monsieur GERARD indique qu’il convient d’examiner ce qui se fait ailleurs que dans la ZAC Paris Rive Gauche.

Madame BEYLAU indique qu’elle a téléphoné à la Région. Les subventions étant généralement accordées pour des activités précises, elle s’enquiert du choix des associations en la matière. Elle demande par ailleurs à Monsieur Gérard de lui transmettre ses contacts.

Monsieur GERARD souligne que la personne décisionnaire au niveau de la Région a indiqué que les subventions ne sont octroyées que si elles sont sollicitées.

Madame BEYLAU indique que la SEMAPA ignore encore qui s’installera dans les locaux d’activité.

Monsieur GERARD indique que les subventions vers Paris sont octroyées dans le cadre du redéploiement de l’emploi local. Il existe de nombreuses possibilités de subventionnement.

Madame BEYLAU ignore s’il est opportun de faire la chasse aux subventions.

Monsieur ALKAN demande que le débat soit recentré sur le sujet porté à l’ordre du jour, à savoir la réalisation de 4 000 mètres carrés de locaux de création et de production suivant les dispositions adoptées par le Conseil de Paris en 2003. Il convient de débattre de la proposition d’aménagement faite par la SEMAPA ce jour. La faisabilité du projet proposé par cette dernière sur le plan économique est avérée. Il sera possible de conduire un débat sur les modalités de fonctionnement à une autre occasion.

Madame TRETON demande que soit fixée une réunion sur la réalisation et le financement de 100 000 mètres carrés d’activité sur la ZAC.

Monsieur LIMOUSIN estime qu’il est nécessaire de réfléchir à l’implantation d’activités autres que les bureaux permettant une réelle synergie avec la ZAC.

Monsieur ALKAN souhaite recueillir les remarques sur la proposition d’aménagement de la SEMAPA. La question de l’occupation des 4 000 mètres carrés de locaux d’activité et de création devra être soulevée à une autre occasion.

Monsieur BERTON demande un engagement sur le prix des loyers des locaux d’activité et de création.

Monsieur ALKAN indique que des dispositifs devront être définis s’agissant des modalités d’attribution des locaux d’activités. Ce sujet devra être abordé à une autre occasion.

Monsieur COMBROUZE ajoute que Monsieur Dresch a précisé que le prix des loyers sera d’environ 70 euros le mètre carré.

Monsieur DRESCH confirme ce chiffre. La logique du projet consiste à proposer des loyers inférieurs aux prix du marché.

Monsieur LIMOUSIN demande qu’une date de réunion soit fixée.

Monsieur ALKAN répond que l’engagement de la Ville de Paris porte sur la réalisation de 4 000 mètres carrés de locaux de création et de production. Le montage financier pour pouvoir obtenir un loyer de sortie inférieur aux prix du marché est conditionné par des recettes foncières sur des programmes connexes et d’autres ressources dont des subventions. Les programmes connexes seront cédés au prix du marché et occupés par les preneurs. Cette question n’est pas mise au débat.

Monsieur DRESCH n’est pas opposé à discuter de ce sujet à une autre occasion.

Monsieur GERARD estime qu’il conviendra d’examiner des études d’analyse comparée. Il précise que d’autres villes parviennent à réaliser des montages différents garantissant également des loyers bas.

Monsieur le Préfet CARRERE souligne que la question du montage financier n’est pas à l’ordre du jour. Il demande que les associations se prononcent sur les questions d’architecture.

Monsieur VALOUGEORGIS souscrit à la proposition de Monsieur Alkan de constituer un groupe de travail qui abordera les questions de programmation et de financement. Il souhaite que les associations se prononcent sur la proposition d’aménagement.

Monsieur GUILLAUME indique que les barres d’immeubles R+12 créent un sentiment d’enfermement renforcé par le fait qu’il n’y aura qu’un petit espace public. La volumétrie n’étant pas modifiée, il n’est pas possible de mettre les frigos en valeur.

Monsieur VALOUGEORGIS répond que la façade R+12 est située à environ 40 mètres des Frigos. Il n’est par conséquent pas possible d’affirmer qu’il n’y a pas de dégagement. La première proposition fixait l’éloignement de la façade par rapport aux frigos à 16 mètres.

Monsieur LIMOUSIN souhaite que les éléments de façade du nouveau bâtiment soit vitrés afin de créer un sentiment d’effacement. Les ateliers étant à simple orientation, il importe qu’ils soient bien ventilés à l’arrière. Il conviendrait également d’étudier la possibilité de créer des couvertures zénithales dans les étages supérieurs. Enfin, le fractionnement de la barre R+12 devra être envisagé.

Monsieur VION indique que ces questions seront évoquées avec l’architecte coordonnateur C. de Portzamparc.

Monsieur le Préfet CARRERE estime que sur des sujets pointus tels que ceux évoqués par Monsieur Limousin, il serait opportun de prévoir une réunion spécifique et restreinte.

Monsieur LIMOUSIN se demande si la Ville est capable de gérer des micro-espaces publics ouverts le jour et fermés la nuit.

Monsieur VALOUGEORGIS indique que la SEMAPA et la Ville n’ont pas de position arrêtée sur le statut de cet espace lié aux emprises des frigos. Les représentants des frigos devront faire connaître leur position quant à son statut.

Monsieur GERARD répond qu’il s’agit d’un espace fonctionnel polyvalent. Il convient d’harmoniser l’îlot en partant de la résolution des problèmes. 

Monsieur VALOUGEORGIS estime que l’espace est harmonisé au niveau de la cour. Deux solutions sont envisageables :

• une cour intérieure d’îlot ;
• un passage public.

Il convient que les représentants des Frigos se positionnent. 

Monsieur GUILLAUME demande qu’une maquette d’étude soit présentée à l’occasion de la prochaine réunion.

Monsieur VALOUGEORGIS est favorable à cette demande.

Monsieur LEONARD regrette qu’il n’y ait plus d’accès visuel à la façade des Frigos et que le volume à R+2 soit éloigné des Frigos.

Monsieur VION indique que deux raisons ont présidé à ce choix. L’abaissement du volume est situé à l’angle sud pour favoriser le passage du soleil ponctuellement et pour ménager un retrait par rapport aux logements en vis-à-vis. La maquette présentée sera élargie aux bâtiments en vis-à-vis. 

Madame TRETON demande comment il a été possible de récupérer du terrain pour y construire des logements non prévus. Elle s’enquiert de leur localisation et de leur nombre.

Monsieur DRESCH répond qu’il s’agit du lot M1E1. Le projet de construire à cet emplacement des ateliers-logements a été abandonné car la Ville ne finance plus ce type de construction. Il précise que les tout premiers projets prévoyaient d’affecter ce terrain à du logement.

Monsieur LIMOUSIN estime qu’en l’absence d’ateliers-logements, les locataires des ateliers seront obligés de se loger dans la 3ème couronne.

Monsieur DRESCH indique que la surface des logements sera de 3 600 mètres carrés et celle du CAJ de 1 000 mètres carrés. Les logements seront en accession libre.

Monsieur AZOLA indique que les habitants s’intéressent à la hauteur des bâtiments du lot M1E1. Il s’étonne que le projet n’ait pas encore été présenté.

Monsieur VION répond que le projet reprendra la volumétrie préconisée par C. de Portzamparc de longue date, qui figure sur toutes les maquettes de présentation.

Monsieur AZOLA souhaite un échange avec les habitants concernant le centre d’animation jeunesse afin d’éviter des polémiques identiques à celle générées par l’immeuble Arc Promotion. Il ajoute que le manque de végétation est un point sensible pour les habitants. Enfin, il demande que soit étudiée la possibilité de prolonger le stationnement du côté pair de la rue des frigos à partir de la rue neuve Tolbiac jusqu’à la rue Thomas Mann.

Monsieur LIMOUSIN demande si les bâtiments sont à même hauteur que la petite tour initialement prévue.

Monsieur VION indique que la volumétrie de l’immeuble est prévue avec une partie à R+5, une partie à R+6 et une partie à R+2 à l’angle de la rue Goscinny.

Monsieur LIMOUSIN demande s’il est possible de déplacer le feu tricolore au niveau de l’école maternelle de la rue des frigos.

Madame BARGE indique que cette question doit être étudiée. Elle reconnaît que l’accès aux frigos est dangereux.

Monsieur AZOLA souligne que la DPE a indiqué qu’il n’existait pas d’équipements en eau non-potable pour l’arrosage des caniveaux au niveau de la ZAC.

Monsieur COMBROUZE répond qu’il s’agit d’une demande de Monsieur Contassot qui, pour des raisons écologiques, souhaite économiser l’eau.

Monsieur BERTON souligne que le changement d’aménageur s’est traduit par une évolution de la méthode et des résultats. Les associations ont le sentiment d’être davantage écoutées. Néanmoins, les raisonnements demeurent trop sectoriels, ce qui bloque certaines synergies entre les activités de la ZAC et celles des frigos. La différence importante de hauteur entre le bâtiment R+12 et celui des frigos pose question en matière de préservation du patrimoine architectural industriel. Une étude d’ensoleillement est sans doute nécessaire notamment en ce qui concerne la place publique. Peut-être faudra-t-il réduire la taille des immeubles pour gagner en ensoleillement.

Monsieur SUDREAU demande confirmation que les loyers des ateliers sont annuels.

Madame ANTONINI le confirme. Elle précise que les prix sont hors taxe et hors charge.

Monsieur VALOUGEORGIS indique qu’une maquette sera présentée à l’occasion de la prochaine réunion. En outre, une réunion spécifique sera organisée par le bureau sur l’affectation des locaux et les questions de financement.

Monsieur ALKAN demande s’il est possible d’élaborer un pré-cahier des charges du lot avant la prochaine réunion.

Madame STASSINET estime que la multiplication des activités dans le secteur de Masséna générera une effervescence identique à celle régnant sur les grands boulevards au temps du boulevard du crime. Paris doit également posséder des quartiers résidentiels calmes.
La séance est suspendue quelques minutes.

II. Présentation du cahier des charges de l’étude « alternative » demandée par les associations : problématique de la circulation de la gare d’Austerlitz intégrant la rive droite

Madame BARGE précise qu’il s’agit de l’étude commandée au cours de la réunion du 14 avril présidée par Denis Baupin. Elle consiste principalement à étudier la mise en double sens des ponts Austerlitz et Charles de Gaulle et pourrait être rendue publique à la fin de l’année.

Le cahier des charges, le calendrier de livraison de l’étude et un plan de la zone d’influence sont distribués.

Monsieur LE BARS indique que le périmètre de l’étude est le secteur de Paris sud-est et les communes limitrophes de Charenton-le-Pont et Ivry. Il précise également quel sera le secteur où seront étudiées finement les conditions de circulation. Dans la mesure où ces dernières sont étudiées à horizon 2007, il est tenu compte de la mise en œuvre de la ligne 91, de la fermeture du quai bas d’Austerlitz, de la mise en double-sens du quai haut, de l’aménagement d’une piste cyclable sur la rive droite depuis le pont Charles de Gaulle, des aménagements liés au tramway sud et de la requalification des magasins généraux. L’étude sera réalisée sur différentes tranches horaires (heures de pointe du matin et du soir, heure creuse et extrapolation de la desserte des gares de Lyon et d’Austerlitz le vendredi soir). Monsieur LE BARS souhaite que les associations fassent remonter leurs remarques d’ici une dizaine de jour afin de pouvoir mettre en œuvre la procédure de lancement du marché. Un comité technique chargé de suivre l’avancement de l’étude auquel sera associé un représentant des associations du CPC pour le 13ème arrondissement, ainsi qu’éventuellement un représentant du 12ème sera mis en place. Il est également prévu des restitutions auprès du comité de concertation. Le diagnostic devra aboutir à la mise en place d’une première proposition au mois d’octobre qui prendra obligatoirement en compte la mise à double sens du pont d’Austerlitz et du pont Charles de Gaulle. Le bureau d’étude de circulation retenu fera une première simulation à partir des éléments de cette première proposition. Deux scénarios variants pourront, le cas échéant, être étudiés dès le mois de novembre.

Madame TRETON demande si le cahier des charges élaboré par les associations a été transmis à la DVD.

Madame GRUBER répond que la lettre est parvenue. Elle souhaite que les associations fassent parvenir leurs remarques afin de valider le cahier des charges.

Madame BARGE précise qu’une fois validé le cahier des charges sera transmis aux bureaux d’étude qui remettront une offre de prix et un mémoire. Les scénarios optionnels seront remis en cours de route en concertation avec le comité de pilotage.

Monsieur LE BARS ajoute que des comptages de circulation ont déjà été commandés.

Monsieur SUDREAU demande si la voie de contournement est prise en compte. 

Madame BARGE répond par la négative. Elle précise que l’étude concerne la circulation à horizon 2007.

Monsieur MESAS estime qu’il convient de déterminer les impératifs nécessaires au futur développement de la gare d’Austerlitz.

Monsieur COMBROUZE indique qu’il s’agit d’une étude visant à gérer les flux connus et prévisibles à horizon 2007. A cet égard, il s’étonne que l’existence du bus 89 ne soit pas mentionnée.

Madame BARGE répond que les bus sont pris en considération car ils ont des conséquences sur la capacité des voies. Elle précise que cette étude pourra être complétée par d’autres études de circulation à horizon plus lointain.

Madame TRETON demande quel sera l’apport de l’étude par rapport à la présentation précédente. Elle a le sentiment qu’elle ne fait pas preuve d’une grande originalité.

Madame BARGE répond que l’étude sera conduite dans un esprit de grande transparence. Il convient par conséquent de ne pas préjuger des conclusions.

Monsieur VALOUGEORGIS indique que l’étude permettra de démontrer si la conservation du buffet de la gare est envisageable ou pas.

Madame STASSINET indique que, dans un compte rendu datant de plus d’un an, quatre associations ont indiqué qu’elles n’étaient pas favorables au maintien du buffet. Il serait préférable d’imaginer une entrée urbaine de la ZAC vers l’avenue Pierre Mendés France.

Madame BARGE indique que les représentants des associations disposent de 10 jours pour faire remonter leurs remarques et désigner leurs représentants des 12ème et 13ème arrondissements.

Monsieur COMBROUZE demande que le conseil de quartier Austerlitz-Salpetrière soit associé au comité technique.

Madame GRUBER indique que le comité technique est composé de spécialistes. Il convient par conséquent que le représentant du conseil de quartier possède quelques bases en la matière.

La séance est close à 20 heures 15



APLD 91
ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPEMENT
DU 91 QUAI DE LA GARE  DANS L'EST PARISIEN
19 rue des frigos-75013 Paris-01 44 24 96 96


                                                                                                                                Paris le 10 avril 2005

A l’attention de Mr Dresch


                                                          Monsieur,

Suite à la dernière réunion concernant le site des Frigos, à la demande des associations, nous leurs avons envoyé le mail qui suit.
Nous vous en faisons part pour information…

Veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

                                               Le bureau d’APLD91



Suite à la réunion du groupe de travail sur les frigos nous vous faisons  part du résumé de nos réflexions :

Les points positifs (avec un bémol)

       - Immeuble Berger est revu ou peut-être abandonné

       - les 4000m2 d’un seul tenant et sur la parcelle mitoyenne répondent mais seulement en partie à la notion de site

       - Mme Duflos assure qu’ils participeront de la même gestion (mais est-elle habilité à le faire ? Nous préférerions l’entendre d’autres personnes !)

       - Eloignement d’une partie de la façade du nouveau projet permet une meilleure luminosité pour les ateliers de la façade sud des frigos


Les points négatifs (avec un bécarre)

       - Enclavement toujours important du fait de la trop grande volumétrie du nouveau projet.

       - Manque de lisibilité visuelle des frigos, même en descendant la rue de tolbiac.

       - Pas de PME-PMI d’activités sur cette parcelle en dehors de celle prévue dans les 4000m2, et pas de justifications valables des raisons de ce choix. Donc toujours pas de cohérence de programmation sur un terrain mitoyen aux frigos. La notion de site s’en trouve du coup affaibli.

       - Les 4000m2 sont enchâssés dans le nouveau projet et manquent d’air et de lumière.

       - L’espace public (ou espace privé ,on ne sait plus…) n’a toujours pas été dessiné, il est prévu dans les études suivantes, où et comment ?


En conclusion : Nous attendons les nouvelles études, nous réfléchissons à de nouvelles approches afin d’aboutir enfin à nos demandes qui encore une fois nous le répétons ne relèvent d’aucun égotisme de mauvais aloi mais d’une attitude citoyenne positive.


Copie à Mr Caffet, Mr Alkan, Mr Valougeorgis



APLD91
Lundi 15-08-2005

AUX ACTEURS DE LA CONCERTATION
A PROPOS DE L'IMMEUBLE M1D AU SUD DES FRIGOS


                         Pour compléter le compte-rendu de la réunion du 7 juin 2005 (qui nous parvient une fois de plus avec deux mois de retard) et afin de mieux préparer la réunion prévue le 27 septembre prochain, en un bref résumé nous vous faisons part de la réaction des adhérents d'APLD lors de l'assemblée générale du 16 juin 2005 au cours de laquelle ont été présentées les dernières propositions et études de la SEMAPA pour cette parcelle.


                         La majorité des adhérents est profondément déçu par cette proposition de bâtiment qui les ignore tant dans sa volumétrie que dans sa programmation.
                         Il n'est pas tenu assez compte de l'existence du bâtiment des frigos, de son histoire et de ce que dés aujourd'hui et pour l'avenir il pourrait encore apporter au quartier si la parcelle mitoyenne était enfin pensée.

                         Il semble qu'il ne s'agit plus ici que de combler des vides avec des objets indépendants les uns des autres, sous prétexte de soucis financiers, en désaccord total, moralement et intellectuellement, avec toute l'histoire de la pensée architecturale et urbanistique.

                         On est loin du projet alternatif d'APLD91, loin d'un bâtiment qui n'obstrue pas l'espace, rend possible l'existence d'un lieu publique en extérieur, restitue une surface d'ateliers placés sous la même gestion que celle des frigos et apporte un développement d'activités en synergie avec eux sous la forme de PME-PMI.


                                               Le bureau d'APLD91


                         Copie à:

                         Mr CAFFET                                       Mr BLISKO
                         Mr ALKAN                                        Mr DRESCH
                         Mr VALOUGEORGIS                          Mr COMBROUZE
                         Mr CARRERE


Ce projet qui est à l’origine de la première banderole contenait 18000m2 de bureaux (approximativement, les documents fournis étaient difficiles à analyser), des ateliers mal foutus pour un total approximatif de 400m2 dans le socle, une salle de spectacle inutilisable d’environ 750m2, un parking de 370m2 et des commerces (surfaces inconnues)
En outre le socle de l’immeuble était construit à 12,50m à l’ouest et de 18,50m à l’est pour des hauteurs allant jusqu’à 35 mètres soit deux  (grands) étages de plus que les Frigos.
 
Ce projet a été abandonné après 2 années de véhémentes contestations.
Maquette réalisée par nos soins du projet BERGER en 2001

Nous avons appris par la presse que M. Patrick Berger allait recevoir le Grand Prix National d'Architecture 2004.
Nous ne doutons pas de la qualité ni de la valeur du travail de M.Berger.
Malheureusement ce que nous en connaissons, avant tout, c'est son projet au sud des Frigos: deux immeubles de bureaux d'une hauteur d'environ 35 mètres situés le long d'une ligne éloignée de 12 à 16 m du bâtiment.

Les anciens entrepôts frigorifiques datent du début du XXème siècle. Avec son château d'eau, ses toits en ardoises et en zinc, ses façades austères ou au contraire percées de fenêtres à petits carreaux, cet ouvrage du patrimoine industriel mérite un environnement adapté qui tienne compte de son volume, de sa hauteur, de sa respiration et des activités de ses nouveaux occupants.
M.Berger en a-t-il tenu compte? Nous en doutons.

En outre les locataires des frigos, depuis 1991 (des milliers de visiteurs et de pétitionnaires le savent) se battent contre l'enclavement du bâtiment, pour la restitution d'ateliers d'artistes et d'artisans et d'un espace publique, au sein d'un projet cohérent et ambitieux pour la ville et ses citoyens.
M.Berger en a-t-il tenu compte? Nous en doutons aussi.

Sans doute à la décharge de M.Berger, celui-ci n'a-t-il fait que répondre au cahier des charges de la SEMAPA. Le projet qui en résulte traduirait-il une volonté, celle, au mieux de nous cacher, au pire peut-être de nous nuire?

Nous savons qu'il a été maladroitement écrit et repris quelques fois au sujet des Frigos qu'ils étaient "une verrue dans la ville".
Pour notre part, nous estimons qu'il est un "grain de beauté dans la ville" et chaque jour qui passe corrige en notre faveur ce lapsus dermatologique.

Pour conclure, M.Berger va recevoir outre son diplôme une dotation de 10000 euros, somme rondelette pour, par exemple, partir en vacances ce qu'amicalement nous lui conseillons.
Alors bonnes vacances M.Berger!

                                               Le bureau d'APLD91